Elvis traîne Anthropic devant le tribunal
Les modèles d'IA apprennent à partir d'énormes quantités de texte, et bien des auteurs n'ont jamais dit oui. Le 23 octobre, les ayants droit de 274 chansons enregistrées par Elvis Presley ont poursuivi Anthropic devant un tribunal fédéral américain. Selon eux, Anthropic a copié les paroles sans licence, les a gardées dans une bibliothèque interne permanente et s'en est servie pour entraîner Claude. Ils disent aussi que Claude a produit des copies ou des versions dérivées, malgré ses garde-fous.
D'autres histoires de données ont fait surface en fin de semaine. Un site de recours collectifs fait la promotion d'une poursuite qui accuse OpenAI d'avoir utilisé des données d'enfants pour ChatGPT. Les détails sont minces, alors prends ça comme une allégation pour l'instant. Et une publication qui a récolté 290 points sur Hacker News affirme que Samsung fait rouler un petit modèle d'IA sur des images basse résolution pour suivre ses utilisateurs. Ça vient d'un seul tweet, donc rien de confirmé.
La cause d'Elvis est maintenant devant les tribunaux. Pour les autres, il faudra plus de faits.
Qui a le droit d'utiliser tes mots, tes chansons, les données de tes enfants ou ta caméra? Les tribunaux finissent par répondre, mais lentement, et l'IA va beaucoup plus vite qu'un procès.