La machine à argent de l'IA vacille
Mercredi, on épluchait les 93 pages de risques du dossier d'entrée en Bourse d'Anthropic. Cette fois, c'est la finance qui répond. Le FT rapporte que Blackstone s'attend à ce qu'Anthropic reçoive une cote « junk » élevée des agences de notation après son entrée en Bourse. Une cote « junk », ça veut dire que les prêteurs voient la compagnie comme risquée. Emprunter lui coûte donc plus cher. C'est une prévision, pas une décision.
OpenAI, de son côté, a amassé moins de la moitié des 30 milliards de dollars visés dans sa dernière ronde de financement, selon le Wall Street Journal. La BBC rapporte de fortes baisses des actions techno américaines, par peur des coûts de l'IA : plus de 1 000 milliards de dollars en voie de s'envoler. La chute de l'action d'Intel a retranché 12 milliards de dollars à la part du gouvernement américain. TechCrunch ajoute que Nvidia songe à cosigner un prêt pour un centre de données de Nscale en Virginie-Occidentale.
La pression se rend jusqu'à ton bureau. L'IA gruge les puces de mémoire, et le prix des ordis grimpe. Sam Altman a même dit que c'est « assez terrible » que la RAM dorme dans des ordinateurs personnels plutôt que dans des centres de données.
Les dépenses énormes, la dette et l'argent qui sort plus vite qu'il ne rentre sont maintenant de vraies inquiétudes, pas juste du placotage de blogue. Quand un fabricant de puces offre de cosigner les prêts de ses propres clients, le système a l'air fragile. Et la remarque d'Altman montre une direction : moins de puissance de calcul chez toi, plus de puissance louée à quelques géants.