Congrès, SEC et pape veulent encadrer l'IA
Aux États-Unis, les représentants démocrates Greg Casar et Maxine Waters portent une résolution contre tout sauvetage des géants de la techno si la bulle de l'IA éclate. Elle a récolté 640 points sur Hacker News. Le New York Times rapporte que si les démocrates reprennent la Chambre mardi, elle va sans doute laisser tomber son approche du laisser-faire en IA. Selon Transformer, Casar menace de tenir des audiences.
La SEC, le gendarme de la Bourse américaine, a placé l'IA avancée, et même la « superintelligence », parmi ses priorités d'inspection pour 2027. Ça guide ses inspections, ça ne crée pas de nouvelles lois. À Rome, le pape Léon XIV a dit qu'il faut « désarmer » l'IA et que « les machines sont des outils, pas des personnes ». Il a demandé aux États membres de l'ONU d'avancer vers l'interdiction des armes autonomes létales, lors de leur rencontre à Genève le mois prochain.
Il y a un drôle de contraste ici. Le propre dossier d'entrée en Bourse d'Anthropic avertit que sa technologie pourrait « poser des risques catastrophiques ou existentiels pour l'humanité », note The Verge. Ce sont les bâtisseurs qui écrivent ces avertissements, mais ce sont les gens de l'extérieur qui réclament des règles.
Quand ceux qui construisent l'IA parlent de catastrophe dans des documents légaux, il faut se demander : qu'est-ce qu'ils voient qu'on ne voit pas? Des règles s'en viennent peut-être enfin, du Congrès, des régulateurs et de voix morales. Reste à savoir si elles arriveront avant le prochain incident, ou après.