Les électeurs freinent les centres de données
Suite de samedi 31 octobre: Congrès, SEC et pape veulent encadrer l'IASamedi, on disait qu'une Chambre démocrate tournerait sans doute le dos au laisser-faire en IA. Là, les votes sont comptés. Transformer parle d'une « vague bleue » et juge que des lois fortes sur l'IA sont maintenant beaucoup plus probables. The Verge résume : les centres de données ont perdu les élections de mi-mandat. Les électeurs ont choisi des candidats favorables aux moratoires, c'est-à-dire des pauses sur les nouvelles constructions, et appuyé des référendums qui ajoutent des obstacles. Selon TechCrunch, l'opposition dépassait les lignes de parti.
Au Texas, le marché des centres de données qui grandit le plus vite aux États-Unis, le démocrate James Talarico a remporté le siège au Sénat contre Ken Paxton. Gina Hinojosa a gagné la course au poste de gouverneur. MIT Technology Review estime que l'avance du Texas pourrait être menacée. Les comités d'action politique (PAC) de l'industrie de l'IA ont dépensé des millions, avec des résultats mitigés, dit TechCrunch. Ars Technica rapporte que les géants de la techno qualifient la grogne d'« anti-Trump », pas d'« anti-techno ».
OpenAI regarde déjà plus loin. Son responsable des politiques, Chris Lehane, veut que l'IA soit au cœur de l'élection de 2028, avec un nouveau « contrat social » qui, selon TechCrunch, aiderait aussi les affaires d'OpenAI. Le balado The AI Daily Brief pense que la grogne pourrait surtout amener de meilleures ententes pour les communautés locales, pas un arrêt des constructions.
Les règles sur l'IA pourraient maintenant venir des élus, plutôt que surtout des compagnies. La question à suivre : qui va les écrire? Quand un labo essaie d'influencer la prochaine élection, les auditeurs indépendants et les contrôles externes comptent encore plus.